Chère Orange Mali,
J'utilise MaxIt tous les jours. J'y achète de l'internet, j'envoie de l'argent, je paie le boutiquier du quartier. Comme beaucoup de Maliens.
La première fois que j'ai ouvert cette version de l'app, j'étais perdu. Je savais ce que je voulais faire, mais pas où aller.
MaxIt fait presque tout : l'argent, les forfaits, les factures, et même le commerce en ligne. C'est ambitieux. Mais plus une app fait de choses, plus il est difficile de retrouver celles qu'on fait tous les jours. Vous l'avez vu avant moi, puisqu'il existe un « mode Simple ».
Je me suis donc posé une question : et si le mode Simple était la porte d'entrée de l'app ? Avec Nivel, nous avons essayé d'y répondre.
Ce qu'on vient faire
Quand on ouvre l'app, c'est presque toujours pour l'une de ces cinq choses :
- Acheter de l'internet
- Envoyer de l'argent
- Recharger du crédit
- Payer un marchand
- Payer une facture
Nous avons mis ces cinq actions devant. Tout le reste est toujours là, rangé à un seul endroit, sous un nom clair. L'app tient en quatre onglets : Accueil, Argent, Forfaits et Plus.

Sur l'accueil, on veut savoir combien il reste et faire ce qu'on est venu faire. En haut, le crédit, l'internet et l'argent Orange Money. Pour l'internet, un seul chiffre, arrondi vers le bas et jamais vers le haut. Le détail exact s'affiche d'un toucher. Le prix de la data est un sujet sensible au Mali, alors autant afficher un chiffre simple et juste.
En dessous, quatre gros boutons, et pas de publicité. Les offres ont leur place ailleurs dans l'app.
Le matin, l'app dit « I ni sɔgɔma ». Tout le reste est en français, parce que c'est en français qu'on apprend à lire ici. Mais un bonjour en bambara, tout le monde le comprend.
Trois chantiers
La hiérarchie
Sur chaque écran, une seule chose doit attirer l'œil en premier.
Prenons l'achat d'internet. Ici, on achète avec un budget : 500 F, 1 000 F. On entend souvent dire que « 1 000 F, ça ne dure pas ». Sur notre écran, le prix est donc en gros, et à côté on lit ce qu'il donne : le volume et la durée. Le dernier pass acheté est déjà sélectionné, parce qu'on rachète souvent le même. Après l'achat, l'écran de confirmation indique combien d'internet on a maintenant, et jusqu'à quand.
Les chiffres sont grands, les unités plus petites, et toujours écrites de la même façon : FCFA.
La navigation
Chaque service est à un seul endroit. Pendant un achat, la barre du bas s'efface. En haut, l'écran indique l'étape (« Étape 1 sur 2 ») et un bouton permet de quitter à tout moment.
L'app affiche déjà un récapitulatif avant de payer, et c'est très bien. Nous l'avons gardé en trois lignes : à qui, combien, et le total débité, frais et taxe compris. La différence, c'est que le code secret se tape sur ce même écran, avec les chiffres dans l'ordre habituel du téléphone. On a le montant sous les yeux au moment de valider.

La cohérence
Toutes les icônes sont dessinées avec le même trait fin et une seule touche d'orange. On retrouve l'orange et le noir d'Orange, des aplats, des coins légèrement arrondis. Une seule police, Onest, que nous avons choisie en partie parce qu'elle met en valeur les chiffres et qu'elle sait écrire le bambara (ɔ, ɛ, ɲ, ŋ). Quand chaque écran ressemble au précédent, on n'a plus besoin de chercher, et l'app finit par avoir sa propre personnalité.
Ce que nous avons gardé
Orange a des marques fortes, et nous les avons soulignées. Elles apparaissent sous une action que tout le monde comprend : « Composer mon forfait », et en dessous, Né Taa. Né Taa veut dire « le mien », et c'est bien ça : un forfait où chacun choisit sa part d'appels et sa part d'internet. Celui qui ne connaît pas le nom le trouve quand même. Pareil pour l'épargne : « Mettre de côté », et en dessous, Wari Mara.

Et l'IA dans tout ça ?
Nous avons fait ce travail avec l'aide de l'IA. Elle nous a permis d'aller beaucoup plus vite pour dessiner les écrans et essayer des dizaines de variantes. Les choix, eux, viennent de notre usage de l'app au quotidien.
MaxIt est déjà dans nos poches. On aimerait juste s'y retrouver plus vite.